
Quels symptômes doivent attirer l’attention ?
Plusieurs manifestations peuvent nécessiter une consultation médicale. Une douleur ou une oppression thoracique persistante doit notamment attirer l’attention.
Un essoufflement inhabituel, y compris au repos, peut également constituer un signe d’alerte. De même, des palpitations ou une sensation de cœur battant anormalement vite méritent une surveillance.
Une fatigue extrême sans raison apparente peut aussi apparaître. Enfin, un gonflement des jambes ou des chevilles doit être pris au sérieux.
Lorsque ces symptômes surviennent dans les jours ou semaines suivant une vaccination, une consultation médicale est recommandée. Un électrocardiogramme et une prise de sang peuvent notamment aider à établir le diagnostic.
Ces situations restent toutefois exceptionnelles. Une vigilance raisonnable permet simplement d’agir rapidement lorsqu’un symptôme inhabituel apparaît.
Vaccination et syndrome de Guillain-Barré
Une autre interrogation concerne le syndrome de Guillain-Barré, également appelé SGB. Cette maladie auto-immune rare touche les nerfs périphériques.
Des cas ont notamment été signalés après l’administration de vaccins utilisant un vecteur viral. Les vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson sont concernés par ces signalements.
L’Agence européenne des médicaments a reconnu l’existence d’un lien possible. Toutefois, le risque reste extrêmement faible, avec environ un cas pour un million de doses.
Le syndrome peut provoquer des fourmillements et une faiblesse musculaire progressive. Dans certaines situations, une paralysie temporaire peut également apparaître.
Heureusement, la plupart des patients récupèrent complètement grâce à un traitement adapté. Les médecins peuvent notamment utiliser des immunoglobulines ou une plasmaphérèse.
Là encore, les spécialistes soulignent un élément essentiel. Le risque de développer un syndrome de Guillain-Barré après une infection par la COVID-19 serait supérieur au risque associé à la vaccination.
En effet, le virus lui-même peut provoquer une réponse auto-immune importante.
Une vigilance pour certains antécédents
Les personnes ayant déjà souffert d’un syndrome de Guillain-Barré doivent discuter avec leur médecin avant une vaccination à vecteur viral. Cette précaution permet d’évaluer individuellement les bénéfices et les risques.