
Une chose est certaine : ces images ont relancé un débat sensible, celui des groupes qui décident de se faire justice eux-mêmes.
Protéger ses manèges face à des casseurs : ce que dit la loi
Face à des dégradations, la tentation de défendre soi-même ses biens peut être forte. Le Code pénal reconnaît la légitime défense, mais celle-ci reste strictement encadrée.
Elle doit répondre à une atteinte injustifiée, au moment même où celle-ci se produit. La réponse doit également rester proportionnée. Pour protéger un bien, comme un manège, la légitime défense ne peut jamais aller jusqu’à l’homicide volontaire.
S’armer à l’avance pose en revanche problème. Participer à un groupement en vue de commettre des violences est puni d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende. Il en va de même pour le fait de dissimuler volontairement son visage dans une manifestation où des troubles sont commis.
Ce samedi, la préfecture interdisait d’ailleurs le transport d’objets pouvant servir d’arme.
Pour les forains comme pour les commerçants, le bon réflexe reste d’alerter le 17, de se mettre à l’abri, puis de photographier les dégâts. Les dommages liés à des émeutes ne sont indemnisés que si l’assurance professionnelle le prévoit.
Ce dimanche, la Foire aux plaisirs vit son dernier jour, avec l’espoir que celui-ci se déroule dans le calme.