
Une autre procédure avait déjà eu lieu en France
La polémique avait déjà conduit Brigitte Macron devant la justice française.
Natacha Rey et Amandine Roy avaient été poursuivies après avoir participé à la diffusion de cette théorie sur Internet.
Elles avaient été condamnées en première instance en 2024.
Mais la cour d’appel de Paris les a relaxées en juillet 2025 des poursuites en diffamation.
Cette décision ne constituait toutefois pas une validation judiciaire de la rumeur elle-même : une relaxe dans une affaire de diffamation répond à des critères juridiques propres aux propos poursuivis et aux conditions dans lesquelles ils ont été tenus.
Brigitte Macron, son frère Jean-Michel Trogneux et le parquet ont ensuite formé des pourvois en cassation.
Une affaire désormais suivie des deux côtés de l’Atlantique
Avec la procédure engagée contre Candace Owens, la controverse a largement dépassé les frontières françaises.
Ce qui circulait initialement dans certains espaces en ligne en France a été repris auprès d’un public américain beaucoup plus large.
La plainte déposée par Emmanuel et Brigitte Macron affirme notamment que Candace Owens a utilisé ses émissions, son podcast et ses réseaux sociaux pour relayer plusieurs accusations concernant le couple présidentiel.
La commentatrice américaine maintient de son côté sa position et conteste la procédure engagée contre elle.
Brigitte Macron déterminée à défendre sa position devant la justice
L’affaire est donc loin d’être terminée.
Contrairement à ce que pourrait laisser entendre l’expression selon laquelle Brigitte Macron « doit prouver qu’elle est une femme », aucun jugement ne lui impose à ce stade un tel examen comme condition préalable.
Ce sont les avocats des Macron qui ont annoncé leur intention de produire des photographies et des témoignages d’experts dans le cadre de leur stratégie pour réfuter les affirmations visées par leur plainte.
La nuance est importante.
La justice américaine devra d’abord examiner les questions procédurales soulevées par la défense, puis déterminer la suite à donner aux différentes demandes.
Pour Brigitte et Emmanuel Macron, cette procédure vise à obtenir une réponse judiciaire aux affirmations qu’ils qualifient de mensongères et diffamatoires. Pour Candace Owens et ses avocats, elle soulève notamment des questions de compétence juridictionnelle et de liberté d’expression.
La décision finale appartiendra désormais aux tribunaux américains.