
Les discussions autour d’une possible issue au conflit ukrainien semblent connaître une nouvelle dynamique. Donald Trump et Volodymyr Zelensky ont affiché un optimisme prudent ce dimanche 28 décembre, à l’issue de leur rencontre organisée à Mar-a-Lago, en Floride. Les deux dirigeants ont salué des « progrès significatifs » dans les négociations, tout en reconnaissant que plusieurs dossiers sensibles restent ouverts, au premier rang desquels le Donbass.
Vers une sortie de crise en Ukraine ?
Lors d’une conférence de presse conjointe, le président américain s’est montré confiant, déclarant que les parties étaient « très proches de l’issue ». Donald Trump a toutefois tempéré cet enthousiasme en rappelant que le processus de paix serait nécessairement progressif : « Cela ne se fera pas en un jour », a-t-il souligné, selon Les Échos.
Au-delà des déclarations publiques, les deux chefs d’État ont surtout acté la poursuite des échanges diplomatiques. Volodymyr Zelensky a ainsi indiqué que l’accord portant sur les garanties de sécurité demandées par Kiev était « quasiment bouclé ». Une nouvelle rencontre pourrait avoir lieu dès le mois de janvier, avec une participation élargie aux partenaires européens. Donald Trump a estimé que « dans quelques semaines », il serait possible de savoir si les discussions peuvent réellement déboucher sur un accord de paix durable.
Le Donbass, un point de blocage majeur
Les Européens ont été associés aux échanges via une conférence téléphonique organisée pendant la réunion entre les délégations américaine et ukrainienne. L’entourage de Emmanuel Macron a confirmé que « les discussions vont se poursuivre dans les tout prochains jours entre Européens, Ukrainiens et Américains » afin de préparer les prochaines étapes. Des groupes de travail doivent désormais se pencher sur les désaccords persistants.
Parmi eux, la question du contrôle du Donbass demeure centrale. Moscou exige le retrait des forces ukrainiennes de cette région stratégique, en proie aux combats depuis 2014. « C’est un problème compliqué », a reconnu Donald Trump, tout en assurant que les négociations « avancent ». Il a néanmoins averti que l’Ukraine « aurait intérêt à trouver un accord rapidement », estimant que certains territoires pourraient être « perdus dans les mois à venir ».
Centrale de Zaporijia et perspectives diplomatiques
Autre sujet sensible : l’avenir de la centrale nucléaire de Zaporijia, actuellement sous contrôle russe. Donald Trump a indiqué que Vladimir Poutine, avec qui il s’est entretenu par téléphone plus tôt dans la journée, se serait dit prêt à fournir de l’électricité à l’Ukraine « à bas prix ». Le président américain a affirmé que Moscou serait disposé à conclure la paix et souhaiterait « voir l’Ukraine réussir », des propos accueillis avec prudence, voire scepticisme, par Volodymyr Zelensky.
L’hypothèse d’un référendum en Ukraine sur un futur accord de paix a également été évoquée, sans décision formelle à ce stade. Donald Trump a assuré qu’il pourrait se rendre à Kiev pour défendre son plan si la situation l’exigeait, tout en excluant l’idée d’un cessez-le-feu immédiat, en raison de l’opposition russe sur ce point.