
P. B. : « Pas d’autres que celles qui me faisaient quitter la précédente pour la suivante. »
L’humour revenait immédiatement lorsqu’il était interrogé sur son rapport aux femmes. Là encore, Philippe Bouvard répondait avec l’autodérision qui avait accompagné une grande partie de sa carrière.
GALA : Qu’est-ce qui vous a ému chez les femmes ? La beauté, l’intelligence ?
P. B. : « Surtout leur indulgence à l’égard d’un moins d’1,70 mètre ayant raté trois fois son bac. »

GALA : Vous définiriez-vous comme un séducteur ?
P. B. : « Non. Je n’ai été qu’un coureur tout juste capable de rattraper les dames qui ne marchaient pas trop vite. Mais finalement, vous voyez, c’est Colette qui a accompagné ma vie. »
Son regard sur la société en 2021
Au cours de cet entretien, Philippe Bouvard avait également livré sa perception de l’époque. La pandémie et le climat social figuraient notamment parmi ses préoccupations.
GALA : Quelle est votre perception de l’époque actuelle ?
P. B. : « Il se passe tellement de choses incohérentes, folles. On est gouvernés par des gens dépassés. Je ne pensais pas qu’on vivrait ça un jour. Cette pandémie, ces réactions, ce climat social tendu, et une forme d’ordre moral… Tout ce qui est liberticide, ça m’atteint de plein fouet. Je suis étonné qu’on en arrive là. On n’arrête pas de supprimer des libertés. »
Il évoquait également les réseaux sociaux et leurs dérives à ses yeux. « Je préfère ne pas regarder les réseaux sociaux de peur d’y trouver des tribunaux populaires insupportables. N’importe qui peut y dire n’importe quoi sur n’importe qui. Ça me dépasse. »
Puis, Philippe Bouvard comparait cette situation à celle qu’il avait connue durant sa jeunesse. « J’ai eu la chance de vivre à une époque plus heureuse où on aidait les jeunes. Où on pouvait passer de garçon de course au Figaro à rédacteur. La vie est plus difficile pour les gens en 2021. »