
Une vie entièrement consacrée au travail
Le travail représentait une source majeure de satisfaction pour Philippe Bouvard. D’ailleurs, il expliquait s’y être réfugié chaque fois que les choses allaient moins bien.
GALA : Le travail vous a apporté de grandes satisfactions ?
P. B. : « Oui. Chaque fois que ça n’allait pas, je me suis plongé dedans. Au départ j’étais un peu flemmard, ça m’a passé du coup. Le bonheur peut résulter de la vie privée mais pour moi, il est venu de la vie professionnelle. Souvent l’une de ces vies dévore l’autre. »
À une période de sa carrière, Philippe Bouvard menait de front dix-sept collaborations. Radio, télévision, conférences et livres rythmaient alors son quotidien. « Et j’ai aimé ça », assurait-il.
À 91 ans, il conservait encore une activité importante. « J’ai encore deux billets par semaine sur RTL, une chronique dans VSD et je publie un livre par an. Ce métier m’a nourri de toutes les façons possibles, au sens propre et au figuré. »
Pour lui, il fallait aussi rendre la vie plus joyeuse. « Je fais partie de ceux qui trouvent la vie très ennuyeuse et veulent la rendre joyeuse car elle ne l’est pas spontanément. »
Son métier lui avait permis de rencontrer de nombreuses célébrités. Il citait notamment Georges Simenon, Jacques Brel et Pierre Lazareff.
« J’ai eu cette chance, grâce à mon travail, de rencontrer toutes les célébrités. L’écrivain Georges Simenon par exemple, capable d’écrire un livre en trois jours ou Jacques Brel pour lequel j’avais de l’admiration, sans compter Pierre Lazareff, qui était un aussi grand journaliste qu’il était petit de taille. »
Un mari et un père souvent absent
GALA : Vous intéresser aux autres a-t-il parfois été une façon de vous détourner de vous-même ?
P. B. : « Au contraire, puisque je me suis surtout intéressé aux contemporains qui ne se désintéressaient pas de moi. »