
Philippe Bouvard évoque le mouvement MeToo
GALA : Qu’avez-vous pensé du mouvement MeeToo ?
P. B. : « Les femmes, comme vous le savez, je les préfère aux hommes depuis la nuit des temps. Je suis un féministe convaincu. J’ai surtout travaillé avec celles que je trouvais plus fines et plus subtiles. »
L’entretien revenait ensuite sur l’humour qui avait fait le succès des Grosses Têtes. Certaines plaisanteries pouvaient notamment se montrer grivoises.
GALA : Enfin, vous avez souvent eu, aux Grosses Têtes des questions de madame Bellepaire de Loches…
P. B. : « Oui, il y a eu quelques blagues grivoises, en effet, mais qui pouvaient venir de femmes ou d’hommes, notez bien. »
Ses amis disparus et les blessures du grand âge
Derrière les boutades, Philippe Bouvard évoquait aussi les pertes qui avaient marqué son existence. L’amitié occupait une place importante dans ses souvenirs.
GALA : Dans votre vie, qu’est-ce qui compte ?
P. B. : « La vie professionnelle, mais l’amitié aussi. J’ai eu des amis de génie dont la fréquentation me rendait plus intelligent. La principale tristesse du grand âge, c’est de les avoir perdus. Jean Dutourd, par exemple, a été mon meilleur ami pendant cinquante ans. »
Le journaliste se souvenait également de Jacques Chancel. « Et puis, des années durant, j’ai déjeuné tous les mois en tête à tête avec Jacques Chancel. Aujourd’hui je garde des liens avec Régis Laspalès, Philippe Chevallier et Jacques Mailhot. »
GALA : Vous êtes si vif et taquin. Vous avez donc traversé des chagrins…
P. B. : « Bien sûr. Avec ces pertes humaines donc, mais aussi quand certaines collaborations ont pris fin. Les Grosses Têtes, par exemple, ça m’a été difficile d’en partir. Je me croyais intouchable d’une certaine façon… »
Après trente-sept années à présenter quotidiennement l’émission, cette séparation avait été difficile. « Après trente-sept ans de présentation tous les jours, week-end et vacances comprises… ç’a été un renoncement. Je ne les écoute plus jamais. »