“Souvent mal diagnostiquée”, qu’est-ce qu’une entorse de chopart et comment ça se soigne ?


Entorse de Chopart : quelle prise en charge ?

Lorsque des lésions osseuses sont identifiées, un traitement orthopédique s’impose : immobilisation par botte de marche ou résine.
« En cas d’entorse sévère, une immobilisation d’environ sept jours est souvent nécessaire. Mais il faut trouver le juste équilibre : trop immobiliser freine la récupération, pas assez compromet la cicatrisation », explique Jérôme Auger.

Une nouvelle imagerie est généralement réalisée après la diminution du gonflement afin de s’assurer qu’aucune fracture n’est passée inaperçue.


La rééducation, une étape clé

La kinésithérapie débute dès les premiers jours, avec pour priorité la diminution de l’œdème. Drainage doux, massages prudents et mise au repos sont privilégiés.
Les antalgiques peuvent être utilisés pour soulager la douleur, mais les anti-inflammatoires sont généralement évités, car ils peuvent perturber la cicatrisation.

Une fois l’immobilisation levée, une rééducation fonctionnelle progressive est indispensable. L’objectif : retrouver une cheville mobile, stable, non douloureuse et non gonflée.
Selon le mode de vie et le sport pratiqué, cette phase peut durer entre six semaines et six mois.

Dans le cadre spécifique de l’entorse de Chopart, la rééducation est déterminante. « Une distension ligamentaire résiduelle peut persister et provoquer douleurs ou sensation d’instabilité. Une surveillance attentive est donc essentielle », conclut le spécialiste.


Remerciements à Jérôme Auger, kinésithérapeute du sport et ostéopathe à Paris.

Merci à Jérôme Auger, kinésithérapeute du sport et ostéopathe à Paris.

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