
Certaines femmes enceintes peuvent également être amenées à porter des chaussettes de contention la nuit, notamment en cas d’insuffisance veineuse importante afin de limiter les risques de phlébite. Dormir avec ces dispositifs peut alors favoriser la circulation sanguine, réduire les gonflements et les douleurs liées aux troubles veineux, tout en limitant la formation de caillots grâce à un flux sanguin plus régulier. Dans ces situations, « plus on les porte, mieux c’est », souligne l’angiologue.
Dans tous les cas, il est essentiel d’en parler au préalable avec son médecin.
Comment bien dormir avec des bas de contention ?
Pour bien dormir avec des bas de contention, il est préférable d’adopter une position sur le dos afin de faciliter le retour du sang vers le cœur. Il est également conseillé d’éviter de croiser les jambes pendant le sommeil. « Si vous n’aimez vraiment pas dormir sur le dos, vous pouvez dormir sur le côté avec un coussin placé entre les jambes », précise le Dr Salloum.
Quelques précautions sont aussi nécessaires pour limiter les risques d’irritation ou d’infection. Les bas doivent être correctement positionnés et répartis uniformément sur la jambe afin d’éviter la formation de plis. « Avant le coucher, il est également recommandé d’hydrater la peau des jambes afin que les bas ne glissent pas pendant la nuit », conseille la spécialiste.
Pour les modèles comportant une bande en silicone, elle recommande aussi de nettoyer quotidiennement cette zone afin de prévenir tout risque d’infection.
Quelles sont les contre-indications aux bas de contention ?
Les bas de contention sont déconseillés chez les personnes souffrant d’artères obstruées, même lorsqu’elles restent alitées. « Chez les patients atteints d’artérite sévère, les bas de contention sont contre-indiqués car ils exercent une pression sur le réseau artériel, ce qui peut accroître le risque d’ischémie, c’est-à-dire d’un manque d’apport sanguin au niveau du membre », explique le Dr Salloum.
« Et bien sûr, si les bas provoquent des fourmillements après quelques heures de port, de jour comme de nuit, il faut les retirer », conclut l’angiologue.
Merci au Dr Katia Salloum, médecin angiologue à Paris.