
Mais déplacer une production automobile nécessite du temps et des investissements considérables.
D’autres pays européens pourraient être touchés
L’Allemagne n’est pas le seul pays exposé.
D’autres économies européennes possèdent également un secteur automobile important.
L’Italie pourrait ainsi subir des conséquences significatives.
La Slovaquie et la Suède figurent également parmi les pays susceptibles d’être fortement affectés.
Les effets pourraient donc dépasser largement les frontières allemandes.
Pour l’Union européenne, la question devient ainsi collective.
Une hausse des droits de douane américains peut toucher plusieurs chaînes de production européennes.
Cela explique pourquoi Bruxelles surveille attentivement la situation.
L’accord commercial au cœur du conflit
Washington et Bruxelles s’accusent désormais mutuellement de ne pas respecter leurs engagements.
L’accord commercial conclu l’été précédent avait permis de réduire les tensions.
Les États-Unis avaient accepté d’appliquer un taux de 15 % sur les importations automobiles européennes.
En échange, l’Union européenne avait pris plusieurs engagements concernant les produits américains.
Mais leur mise en œuvre est plus lente que souhaité par Washington.
Donald Trump considère donc que les Européens ne respectent pas suffisamment rapidement l’accord.
Bruxelles rejette cette interprétation.
Cette divergence menace désormais de relancer une véritable confrontation commerciale.
Les tensions avec Friedrich Merz compliquent la situation
La décision intervient également après une période de fortes tensions entre Donald Trump et Friedrich Merz.
Le chancelier allemand s’est montré très critique envers la stratégie américaine concernant l’Iran.
Le 27 avril, Friedrich Merz avait notamment estimé que les États-Unis ne semblaient disposer d’aucune véritable stratégie.
Il avait également déclaré que l’Iran « humiliait » les États-Unis dans les discussions autour du conflit.
Ces déclarations avaient provoqué une vive réaction à Washington.
Les relations entre les deux gouvernements se sont donc nettement tendues.
Toutefois, la hausse des droits de douane concerne officiellement l’ensemble de l’Union européenne et non uniquement l’Allemagne.
Berlin appelle pour l’instant à la prudence
Malgré les risques économiques, certains responsables allemands recommandent de ne pas réagir trop rapidement.