
- une gêne persistante,
- des comportements d’évitement,
- une anxiété récurrente,
- ou une altération du bien-être quotidien.
Un médecin traitant pourra orienter la personne vers un professionnel de santé mentale si nécessaire. Une prise en charge précoce permet souvent d’éviter l’aggravation des symptômes et les complications associées, comme l’isolement social ou la dépression.
Diagnostic : comment identifier la trypophobie ?
Le diagnostic repose essentiellement sur un entretien clinique. Le professionnel évalue :
- la nature des symptômes,
- leur intensité,
- leur fréquence,
- et leur impact sur la vie quotidienne.
Des tests peuvent être proposés, consistant à exposer progressivement la personne à des images ou objets troués afin d’observer ses réactions émotionnelles et physiques.
Traitements : comment soigner la trypophobie ?
La thérapie cognitivo-comportementale (TCC)
La TCC est la méthode de référence. Elle vise à désensibiliser progressivement la personne à l’objet de sa peur et à remplacer les réactions automatiques d’angoisse par des réponses plus adaptées.

La réalité virtuelle
De plus en plus utilisée, la réalité virtuelle permet une exposition contrôlée et progressive aux stimuli anxiogènes, avec des résultats comparables à ceux de la TCC classique.
L’hypnose
L’hypnose peut aider à réduire le besoin de contrôle excessif et à apaiser les réactions émotionnelles face aux images trouées.
Les traitements médicamenteux
Dans les formes sévères, des anxiolytiques ou antidépresseurs peuvent être prescrits pour soulager l’anxiété, sans toutefois traiter la cause profonde de la phobie.
Approches complémentaires
Certaines personnes trouvent un apaisement grâce à des méthodes alternatives comme la relaxation, l’acupuncture ou l’utilisation d’huiles essentielles aux propriétés calmantes (lavande, camomille, ylang-ylang), en complément d’un suivi médical.
Peut-on prévenir la trypophobie ?
Il n’existe pas de prévention spécifique. Toutefois, consulter rapidement après un événement traumatisant, éviter de transmettre ses propres peurs aux enfants et agir dès les premiers signes de gêne peuvent limiter l’installation durable de la phobie.
Plus la prise en charge est précoce, plus les chances de surmonter la trypophobie efficacement sont élevées.
Sources :
Université de l’Essex (https://www1.essex.ac.uk/news/event.aspx?e_id=5424), École d’hypnose francophone, Université du Kent, AFEHM (association française pour l’étude de l’hypnose médicale)